Épisode 1, Marion et François V., Médecins sans frontières
Écrire ses souvenirs, qui n’y a pas pensé ? Mais une fois le stylo ou la souris en main, les choses se compliquent. Méthode, fond, ton, forme… Se raconter n’est pas toujours un exercice facile.
Marion et François, médecins de 75 et 76 ans, récemment retraités, s’étaient promis de raconter à leur famille leur mission humanitaire en Afrique, ils ont opté pour Les Mémoires Vives.
Quel a été le point départ de votre projet ?
François V. : Nous avons passé deux ans au Togo comme médecins humanitaires et déjà sur place, très vite, est apparue l’envie de garder l’intensité de ces moments.
Marion V. : Mais une fois rentrés en France, avec notre carrière de médecins, l’arrivée des enfants et le tourbillon de la vie, nous n’avons pas trouvé le temps de rédiger ces souvenirs. Pourtant, ce sont des moments que nous souhaitions partager avec notre famille, et surtout nos petits-enfants, pour leur transmettre certaines valeurs qui nous sont essentielles.
Une fois la retraite arrivée, vous vous lancez dans l’aventure…
François V. : Oui car nous voulions absolument le faire avant d’oublier certains détails qui ont toute leur importance. En tant que médecin, je suis bien placé pour savoir qu’à partir de 80 ans, c’est moins facile ! Un dimanche après-midi, on s’est installé devant l’ordinateur, trop contents d’avoir enfin le temps de mener ce travail mémoriel, mais rien ne s’est passé comme prévu !
Marion V. : En fait, ni François ni moi ne parvenions à retranscrire les faits et émotions, tout nous paraissait fade à côté de notre vécu. En plus, nous n’avions pas choisi la facilité, car nous tenions à écrire le récit à quatre mains. C’est là qu’on s’est dit qu’au-delà des ordonnances, écrire n’était pas notre fort !
Pourquoi avez-vous choisi « Les Mémoires Vives » ?
Marion V. : Un ami, à qui ses enfants avaient offert cette expérience, en a été très content. De plus, si on maîtrise bien l’outil informatique, nous n’étions pas très à l’aise avec les services en ligne et encore moins avec l’IA ! Le fait de voir et de parler avec la personne qui va rédiger a été pour nous déterminant.
Comment s’est passé le premier contact ?
Marion V. : Le premier rendez-vous a permis de vérifier si on allait bien s’entendre et d’installer un climat de confiance sympathique et bienveillant. Je pense qu’être à la maison, dans notre environnement familier, a rendu les choses plus simples, le dialogue plus fluide.
François V. : Ce que j’ai apprécié, c’est de poser un cadre. La journaliste nous a aidé à préciser le périmètre du récit et à établir le calendrier des entretiens en tenant compte de nos impératifs (les vacances scolaires !). Nous avons ensuite choisi parmi les supports disponibles – livre, enregistrement audio, film, tableau ou album photos légendé – le support qui nous paraissait le mieux adapté : pour nous, un livre illustré des nombreuses photos que nous avions rapportées. Enfin, et c’est bien de le définir en amont, nous nous sommes accordés sur le ton à donner au récit, du rythme et de l’humour en ce qui nous concerne, parce qu’il était hors de question que le livre soit ennuyeux pour nos petits-enfants !
Que vous a apporté l’accompagnement par « Les Mémoires Vives » ?
François V. : Pour avoir essayé de se livrer à l’exercice seuls, nous avons bien vu qu’avoir des professionnels à nos côtés, ça change tout ! Au fur et à mesure des entretiens, la parole se libère parce que l’on n’a pas à se soucier de la forme que prendra le récit. Les questions, les relances et les précisions demandées par la journaliste permettent de rebondir et les souvenirs remontent bien plus facilement ! Entre deux séances, on retrouve des documents, des photos que nous avons pu ajouter au récit.
Marion V. : Pour ma part, avant de commencer à retracer ces souvenirs, j’avais comme petite appréhension que les séances ne tournent à la « psychothérapie ». J’ai vite été rassurée : jamais la journaliste n’a cherché à me pousser dans mes retranchements et les échanges ont toujours été respectueux et délicats. Nous avons vraiment réussi à créer le livre que nous avions imaginé, en faisant découvrir à la famille notre aventure humanitaire qui a été fondatrice pour notre couple et a ancré des valeurs que nous souhaitons transmettre aux plus jeunes. Et en s’y replongeant, nous avons retrouvé la magie de ce voyage, avec une émotion intacte.
Les Mémoires Vives vous accompagnent dans vos récits de transmission mémorielle à travers différentes formes : livre, enregistrement audio (podcast), film, album ou tableau photo légendé. Si chacun est animé par une motivation personnelle, la recherche de sa vérité est l’élément commun à ces trésors de vie.
Tenté par l’expérience ? Envoyez un mail à contact@lesmemoiresvives.fr



